Conférences samedi 2 mai
Salle polyvalente
• 10h30 « Goliath, Germaine et moi»
Film en présence de la réalisatrice Glwladys Morinière
A 90 ans, Germaine est l’ égérie de la lutte qui veut empêcher une autoroute de 28 kms qui passerait au milieu de la forêt de son village. Après cette dernière bataille, elle cherche à insuffler son énergie combattive aux plus jeunes. Je la filme avec de jeunes filles militantes, jusqu’à ce qu’ arrive la tyrannie de la gestion du covid....
Voici la bande-annonce :https://www.youtube.com/watch?v=anVwp_VTULk
• 13h30 « 2027, un choix radical pour l'écologie ? »
Par Hervé Kempf, auteur de la BD "Comment les riches détruisent la planète"
• 15h30 « Parce que nous sommes de l'eau. »
Par Fabrice Nicolino, journaliste, auteur.
Un embryon humain de trois jours contient 97 % d'eau. Le cerveau d'un adulte en compte au moins 80%, mais il ne s'en sert pas. Et moque les émotions qui nous relient pourtant de mille manières à ce liquide des origines, et des profondeurs.
Arrêtons de nous mentir. L'eau, ce bien prodigieux, est en train de mourir sous nos yeux. Les rivières et les fleuves, jusqu'au dernier des rus, les nappes phréatiques affleurantes comme celles cachées dans les intérieurs de la Terre, se remplissent chaque jour un peu plus des sanies de notre monde aveugle. Malheureux celui qui oublie l'envoûtement d'une goutte d'eau, d'un flot bondissant, d'une truite remontant un courant frais.
Faut-il encore les nommer ? Les pesticides, les cosmétiques, les résidus de médicaments, les microplastiques, désormais les PFAS et tant de milliers d'autres molécules ont changé le cours de l'histoire naturelle. Car la nature est aussi une histoire, longue, dévastée comme jamais dans l'histoire des hommes.
Pendant quelques heureuses décennies, l'eau du robinet, celle qu'on continue à dire potable, a représenté un grand progrès pour tous. Il était merveilleux de boire sans l'ombre d'une crainte ce qui venait pourtant de lointains tuyaux. Le cycle se termine. Mal. On découvre chaque jour de nouveaux poisons qu'aucun filtre ne peut arrêter, et beaucoup de responsables de l'eau reconnaissent, à demi-voix encore, que l'équilibre est rompu, pour longtemps. Et qu'ils ne peuvent plus rien garantir. Ils le savent, et nous avons décidé de le clamer de toutes nos forces : l'eau n'est plus potable. Aucun pouvoir politique n'a voulu retenir la folle puissance de l'industrie chimique de synthèse.
L'eau en bouteilles ? Les scandales s'accumulent, et pour les mêmes raisons. On ne peut plus éviter qu'elles contiennent, elles aussi, de très nombreux toxiques. Et nos gouvernants savaient que les industriels violaient la loi en truquant chiffres et procédés. Sans nous en prévenir. Quant à la mer, on saura tôt ou tard la vérité : même les eaux de baignade sont désormais atteintes.
Désespérer ? Non, se lever. Tous ensemble, sans hésiter une courte seconde. Nous devons sauver cette eau qui nous constitue tous. Ceci est un appel. Que ceux qui veulent agir nous rejoignent, partout en France, dans le moindre village. Nous voulons changer notre destin. Par l'eau. Rendez-nous la beauté d'une cascade bondissante !
• 17h30 « La Forêt est belle »
Par Hervé Covès, agro-écologue.
• 19h30 « Des forêts en bataille »
Par Gaspard D'Allens, journaliste, auteur.
La forêt revient au centre du jeu politique : on redécouvre la vitalité de son écosystème, sa capacité à réguler l’eau, le climat, les sols. Elle nous apprend les bénéfices de la coopération, elle renouvelle notre capacité d’émerveillement et nos désirs de défendre corps à corps ce à quoi nous sommes attachés. La forêt, réfractaire à la mise au cordeau, devient une source d'inspiration pour nos combats écologiques. Ce n'est pas elle qui a besoin de nous, mais nous, humains, qui sommes arrimés à son devenir.
• 20h30 « Le vivant qui se défend »
Film en présence des réalisateurs Vincent Verzat et Gaspard D'Allens.

Vincent Verzat filme les mobilisations écologiques depuis 10 ans sur la chaîne YouTube Partager c’est Sympa (310k abonné·es). Partant d’un récit personnel et sensible, le film “Le VIVANT qui se défend” retrace son cheminement entre militantisme et naturalisme, sa recherche d’un équilibre entre combat et contemplation, traçant un chemin pour vivre dignement et affronter ce qui vient. Des luttes forestières du plateau des Millevaches à la tanière d’une famille de blaireaux, en passant par les méga bassines du Poitou, les cerfs du Vercors et l’autoroute A69, “Le VIVANT qui se défend” fait le lien entre les animaux sauvages et les luttes qui sont menées partout en France contre la destruction de leurs habitats.
Bande annonce : https://www.youtube.com/watch?v=dn03RXIkRcA&t=16s
Chapiteau du Parc
• 10h30 « Face à l'aridité, la puissance de l'arbre »
Par Geneviève Michon, ethno-botaniste, directrice de recherche.
• 13h30 « Autonomes et solidaires pour le vivant : s'organiser sans l'autorité de l'Etat »
Par Juliette Duquesne, journaliste indépendante, autrice.
Parmi ceux qui souhaitent préserver le vivant, un sujet divise : leur rapport à l’État. Certains prônent la planification, alors que pour d’autres, l’État fait structurellement partie du problème et va même de pair avec le capitalisme. L’enjeu : construire un quotidien autour des gestes essentiels tels que se nourrir ou se loger.
En France, les initiatives ne manquent pas : habitats partagés, coopératives, ZAD, associations, communes…. Dans le monde, dans des régions comme au Chiapas au Mexique, les zapatistes bâtissent leur autonomie depuis plus de 20 ans. Sans les idéaliser, ces collectifs montrent qu’il est possible d’habiter un lieu et d’en prendre soin avec davantage de solidarité, de façon plus autonome et non autarcique. En entremêlant cas concrets et réflexions théoriques, Juliette Duquesne permet d’ouvrir nos imaginaires à différentes échelles et de relier les expériences actuelles à des courants historiques tels que l’anarchisme.
Juliette Duquesne est autrice, conférencière, journaliste indépendante spécialisée dans les thématiques écologiques. Elle publie en avril 2025 : Autonomes et solidaires pour le vivant. S’organiser sans l’autorité de l’État (Le Bord de l’eau) Prix du livre engagé pour la planète du festival du livre de Mouans-Sartoux. Elle a également créé une collection de livres (avec Pierre Rabhi, les Presses du Châtelet) : Carnets d’alerte ainsi qu’un podcast et un média du même nom: www.carnetsdalerte.fr. 6 livres ont déjà été publiés : Pour en finir avec la faim dans le monde ; les semences, un patrimoine vital en voie de disparition ; les excès de la finance ou l’art de la prédation légalisée ; l’eau que nous sommes ; vivre mieux sans croissance ; L’humain au risque de l’intelligence artificielle. Chaque enquête dure plus d’un an : plus de 60 personnes interrogées, chaque chiffre sourcé.
• 15h30 « Vous avez dit biz'arbres ? Comment faire face aux traumas de la vie quand on est un arbre »
Par Catherine Lenne, enseignante-chercheuse.
• 17h30 « Gestion communale forestière »
Par Tony Bernard, maire de Châteldon, président de la Communauté de Communes Thiers Dore Montagne.
Salle de l'ancienne pharmacie
• 10h30 L'expérience de la coopérative des Dômes
• 14h00 « 7cm par 20, Accueillir les hirondelles»
Film de la LPO, en présence de son réalisateur Jean-Jacques Lallemant..
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