Dimanche 6 mai

Salle Polyvalente

• 11h00 : L'homme et les espèces domestiques, une influence réciproque par Marc-André Sélosse, enseignant chercheur à l'Université de Montpellier.

Il parlera des recherches actuelles à propos de co-évolution homme et espèces animales et végétales...
Au cours des âges l'homme a modelé diverses espèces animales et végétales pour son usage. Ce qu'on ignore davantage c'est que ces espèces ont, en retour, modifié l'homme et son évolution... Comment? Des travaux scientifiques commencent à révéler le plus inattendu ...


• 13h00 : La santé n'intéresse que vous par Sylvie Simon, journaliste spécialisée dans les problèmes de santé.


• 15h00 : Quels sont les risques "chimiques et environnementaux" de l'exploitation des gaz de schiste par Angelo Sanfilippo, ingénieur chimiste, chercheur en chimie industrielle pro-environnementale. Militant dans différentes associations de défense de la santé publique et de l'environnement, membre actif de l'association « Générations Futures » coordinateur et conférencier pour la France du sud et l'Italie. Membre de la C.P.C.B ( Commission de la Prévention des Risques des Produits chimiques et Biocides ) au Ministère de l'écologie et du développement durable en tant que représentant de la société civile. 

Angelo Sanfilippo tiendra donc une première conférence le samedi au titre d'ingénieur chimiste chercheur, sur le thème des risques pour la santé et l'environnement dus aux multiples substances et additifs introduits dans l'alimentation , les cosmétiques et autres produits de consommation.
  En tant que membre actif de l'association « Générations Futures » sa conférence du dimanche portera sur les risques chimiques et environnementaux de l'exploitation des gaz de schiste tels qu'ils sont dénoncés par F. Veillerette et M. Jobert dans l'ouvrage intitulé: « 
Le vrai scandale des gaz de schiste ».
  En effet :« Depuis decembre 2010 un mouvement est lancé contre l'exploitation des gaz de schiste pour faire face à cette menace contre l'environnement et la santé, et s'opposer à des décisions prises sans informations préalables et sans aucune concertation. Mais l'affaire des gaz de schiste ne fait que commencer! Brûlerons- nous jusqu'à la dernière molécule de gaz, quitte à détruire paysages, cultures, et nappes phréatiques ? N'est-il pas temps de réfléchir? »
 


• 17h00 : Le nucléaire est-il inéluctable : est-ce la vraie question? par Monique Sené, présidente du GSIEN (Groupement des Scientifiques pour l’Information sur l’Energie Nucléaire). Directrice de publication de la Gazette Nucléaire.

Fukushima nous a montré, une fois de plus que la sûreté ne supporte pas l'à-peu-près.
Cet accident nous a aussi montré que justement le Japon a pu surmonter la crise parce qu'il avait d'autres sources pour assouvir sa soif d'énergie.
La France ne peut pas continuer à tout faire reposer sur le vecteur électrique elle doit diversifier ses sources et commencer par savoir économiser l'énergie.
Pour éviter cette pollution destructive de l'environnement, il nous faut revenir à des consommations bien plus réduites.
Tous ensemble nous pouvons réussir ce tournant : revenir à des plans qui correspondent aux besoins des villes et des villages et qui ne créent pas les besoins.

Bernard Farinelli dédicacera son livre “ Le pari de l’Arbre et de la haie” le dimanche 6 mai de 14 h à 15h30 sur le stand des Editions du Terran, Châpiteau Place des Graviers.

Chapiteau du Jardin des Remparts

10h00 : Des plantes sauvages pour le jardin, la cuisine et la santé par Bernard Bertrand, écrivain-paysan , Créateur des édition du Terran.

De plus en plus coupé de la nature, nous sommes devenus des consommateurs exclusifs, entièrement dépendant de notre porte monnaie. Pourtant la nature met à notre disposition tout un ensemble de ressources gratuites et facilement accessibles qu'il ne tient qu'à nous de reconquérir : les plantes sauvages de proximités.
Les utiliser au quotidien, au jardin, à la cuisine et dans la boîte à pharmacie, demande quelques efforts, mais n'est-ce pas le chemin obligé pour reconquérir un minimum d'autonomie et donc de liberté d'être ?
c'est ce que démontrera cette conférence, en s'appuyant sur des exemples concrets d'utilisation de plantes sauvages qui poussent partout. 

 


• 12h00 : Itinéraires en bio, Table ronde sur la diversité des parcours et des pratiques en agriculture biologique en Auvergne avec D Champru (maraîcher) , JM Genillier (céréales, huiles, pain, ail et oignons pomme de terre), JB Gascuel (céréales, volailles), La laiterie de La Tourette (yaourts, fromages frais, crème), JM Cellier (production céréalière, vente au détail de diverses farines sur meule de pierre, production volailles, bovins, porcs), H. Roche (yaourts, fromages frais) animée par Céline Porcheron, ingénieur agronome.

Le passage en Agriculture biologique est une véritable aventure, comment et pourquoi des éleveurs, des céréaliers, des maraîchers ont-ils décidé de changer de cap, se s’opposer à l’ordre établi, de prendre des “chemins de traverse”, de quitter une agriculture bien encadrée, des circuits de collecte et de distribution très organisés pour élever, produire, transformer différemment et nous proposer des produits frais, de qualité, empruntant des circuits courts pour arriver dans notre assiette ?

Chacun d’entre eux présente un parcours différent avec des motivations diverses mais au final pour tous le maître mot de cette aventure est le RESPECT. Respect de la vie dans sa globalité, respect de l’autre, respect de leur métier.  


• 14h00 : La décroissance a-t-elle un avenir? par Fabrice Flipo, maitre de conférences en philosophie à TELECOM & Management SudParis, auteur notamment de Justice nature et liberté (Parangon, 2007), Le développement durable (Bréal, 2011), La décroissance (La Découverte, 2010), membre du conseil scientifique d'ATTAC.

La crise écologique et économique pose un défi à l’humanité dont peu de gens contestent aujourd’hui la gravité. Mais pour le relever, les solutions diffèrent.
Pour les uns, il convient d’instaurer une coopération au niveau mondial pour maîtriser les dégâts que le monde industriel a causés. Il s’agirait de réduire “l’ empreinte carbone” de toutes les activités humaines en adoptant des technologies de transition et en inventant un modèle de “développement durable ”.
Pour d’autres, l’enjeu écologique est devenu si pressant qu’il nous oblige à changer radicalement notre mode de vie, en repensant la richesse et le travail, en renonçant à la société de consommation, en relocalisant la production de biens utiles et en revenant à l’esprit de communauté. Tel est le projet des partisans de la décroissance. 
Au-delà de son caractère radical, la thèse de la décroissance pose trois questions : Faut-il se soustraire aux mécanismes de marché ? Faut-il redéfinir l’idée de progrès ? L’humanité est-elle toujours en mesure de maîtriser son destin collectif et de préserver son environnement ?  


16h00 : De la bio alternative aux dérives de la bio-business: quel sens donner à la bio? par Philippe Baqué, journaliste indépendant et documentariste, auteur du livre "La Bio, entre business et projet de société".

"La demande de produits bio ne cesse de croître en France alors que les terres exploitées en bio décollent difficilement des 3% de la surface agricole utile. Le marché étant reconnu comme porteur, la grande distribution l'a investi. A la recherche de produits disponibles en grande quantité, à moindre coût et en toute saison, elle stimule un peu partout sur la planète le développement d'une agriculture bio intensive et industrielle basée sur la monoculture, l'exportation et la concurrence. Tout cela sans état d'âme. Dès sa fondation en 1972, la fédération internationale des mouvements d'agriculture bio a adopté un certain nombre d'objectifs écologiques et sociaux : une agriculture paysanne, la solidarité entre producteurs, des exploitations à taille humaine, la distribution de proximité, le non-pillage des pays pauvres. Ces principes peuvent-ils être encore respectés ?"
Plus d'info sur le livre de P. Baqué sur  www.alterravia.com

Salle de l'ancienne pharmacie

• 10h30 : Biodynamie en viticulture. Evolution de la recherche par Alain Dejean, paysan viticulteur, il fait partie d'un groupe de recherche en biodynamie, son terrain d'application étant la viticulture.

Il parlera dans un premier temps des différentes agricultures, et du comportement des agriculteurs vis à vis de la terre selon ces différences. Il décrira ce que l'on entend par « biodynamie » depuis sa création par Rudolf Steiner à nos jours, comment à partir des cristallisations sensibles on peut améliorer la qualité de la plante.
Puis il parlera des vins, de la vinification sans intrants, de ce que sont les sulfites dans les vins ? La charte Dynamis au-delà de Déméter. 


• 12h30 : Les pollutions électromagnétiques dans l'habitat par Pascal Nys, électricien. Electricien de métier et technicien en maintenance informatique.

« Nous utilisons de plus en plus l'électricité, et nos installations domestiques sont devenues de plus en plus importantes (le nombre de prises de courant à triplé en quelques années).
Nous savons que tous fils électriques "sous tension" (branchés) génèrent continuellement un champ électrique alternatif.
Facilement, nous pouvons être exposés pendant de longues périodes (ex : sommeil ou  travail à un bureau "devant un ordinateur"), à des champs électriques et magnétiques relativement importants, dépassant souvent de 10 fois, ce qui est recommandé dans certains pays ou par différents organismes de recherche.
Ne pouvant affirmer que ces champs électromagnétiques n'ont aucune incidence sur la santé, le principe de précaution est de rigueur.
A l'extérieur, d'autres facteurs, comme les lignes moyennes et hautes tensions produisent aussi des rayonnements non naturels.
»
Après  avoir passé en revue les sources les plus courantes de pollutions électromagnétiques, il verra  quels dispositifs existent aujourd'hui et comment ils peuvent nous protéger au quotidien.

Formé auprès de M. Bossard, du groupement Alterrelec, dans le domaine plus spécifique des champs magnétiques dans l'habitat, il s'attache à proposer des installations électriques les plus biocompatibles possibles (c'est à dire générant un minimum de champs électromagnétiques), ceci bien sûr, en fonction des attentes de chacun.


• 14h30 : Notre expérience d'auto éco-construction par Isabelle et Alain Texier.


• 16h30 : Faciliter l'accès à la terre pour des agriculteurs en bio par Serge Rondepierre, Terre de liens Auvergne.

La terre, de plus en plus convoitée, exploitée, est sujette à des spéculations de tous ordres . Un grand nombre de personnes ne peuvent plus aujourd'hui accéder à la terre pour réaliser leur projet agricole.
Le mouvement « Terre de Liens » rassemble des hommes et des femmes qui oeuvrent en faveur de l'accès collectif et solidaire à la terre, au sein de différentes structures et vous invite à venir vous jnformer et débattre de ces questions. 

 

Salle du Vauziron

• 11h30 : Comment et pourquoi manger de la spiruline? par Anneth Benmussa productrice de Spirulines Paysannes et solidaires. Conférence et dégustation.


• 15h30 : Du chanvre dans l'écoconstruction au chanvre textile. La
diversification est-elle possible?
par Stéphane Boileau et Delphine Koffi.
Filières locales laine et chanvre.

Atelier du Jardin des Remparts

• 13h30 : Eveil de l'homme par les plantes avec l'Association Geb Nout.

Antoine et Rachel ont créé  à 1100 mètres d'altitude, sur le plateau du Livradois Forez à La Chaise dieu, un lieu de recherche et d'expérimentation, lieu  dont ils ont voulu préserver la biodiversité en choisissant des techniques issues de savoirs anciens, enrichies de techniques nouvelles basées sur l'observation (BRF, paillage, buttes, compost, biodynamie, technique des sols.....)
Ils ont travaillé dans le sens de la recherche d'autonomie en pratiquant la culture d'anciennes variétés céréalières (blé, orge, avoine, seigle ) et potagères. Ils pratiquent la panification, l'autoconstrution et possèdent un petit élevage rustique.
Ils s'intéressent à l'ethnomédecine et aux savoirs traditionnels sur les plantes et les soins naturels.
leur conférence sera basée sur leurs travaux et abordera cette notion d'alchimie entre la terre, les plantes (sauvages et cultivées) et l'homme, en essayant de faire comprendre comment cette magie permet à l'homme d'être vivant.
Ils tenterons de définir les fondements d'une culture vivante en symbiose avec les plantes (issues du monde paysan) pour une alimentation qui nourrit l'homme sur tous les plans